chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
72 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Abscess - Tormented

Chronique

Abscess Tormented
Abscess me manque.

Non non, inutile de me tendre un bout de chair humaine à mordre, ni de me consoler en évoquant la carrière actuelle d’Autopsy, ni même les divers groupes où Chris Reifert fait… encore du Autopsy. Tout cela est bien bel et bon – ou moche et foutrement bon – mais rien ne parvient à surpasser cette saloperie-ci. Abscess aura pour beaucoup perpétué l’histoire d’Autopsy du temps où le groupe était à l’arrêt (au point d’être une histoire consanguine comme l’album Shitfun et ses chutes studio d’Abscess le laisse penser) ; il l’a pour moi magnifié, sublimant le caractère jouissif, débile et drogué de ses débuts pour enfin se prendre suffisamment au sérieux.

Sérieux, cela ne le paraît pourtant à aucun moment. Abscess qui se donne de l’envergure, va voir du côté de Mental Funeral pour lever les verrous de la conscience tout en faisant des pauses pour aller vomir, voilà qui tient d’une spiritualité particulière ! C’est pourtant ce qui ressort de Tormented, premier véritable album majeur de la formation. Certes encore timide dans ses ambitions quand on regarde la durée de l’ensemble, il ne l’est plus dans son propos, poussant plus loin les possibilités offertes par sa mixture death / parfois doom / constamment punk, grindcore dans l’esprit (« Filth Chamber » et « Ratbag » en étendards).

Tout paraît propre à côté d’Abscess. Le groupe s’ébroue tant dans ses propres fluides et ceux de ses victimes qu’il frôle plus d’une fois le gargouillis inaudible, relatant le plaisir qu’il y a à barboter à un point presque psychédélique (une jouissance béate qui sera encore plus prononcée sur le successeur Through the Cracks of Death mais que l’on peut déjà retrouver sur un titre comme « Death Runs Red »). Les râles de Chris Reifert sonnent plus d’une fois comme ceux d’un mort-vivant atteignant la transe dans la débilité (le morceau-titre et ses riffs punks qui tournent et retournent, sa lead qui s’emballe et paraît régurgiter ses notes), note d’intention que suivent les autres instruments. Il y a pourtant bien quelques magnificences ici, quelques passages ouvrant grand les portes de la perception (le début de « Madness and Parasites »). Ils ne sont là que pour faire voir l’horreur qui se cache sous le voile de la réalité, Hellraiser à crête hurlant de sadisme (…la suite de « Madness and Parasites » ; le pilonnage de « Scratching at the Coffin ») et défonçant toute recherche de plénitude à coups de bottes coquées (« Halo of Disease »).

La catharsis se vit donc pleinement, sans enrobage ni joliesse, pleinement à la recherche d’assouvissement de toutes sortes d’appétits, jusqu’à cette basse ventripotente, parfaitement audible et pleine de feeling – une rareté au sein de la scène –, à l’image du final de « Deathscape in Flames » ou le début de « Death Runs Red ». Pendant un temps, le death metal devient cette musique qui parle à l’estomac plus qu’à la cervelle, musique toxique, corrosive, digérant tout ce qui lui passe sous sa main, aussi naturelle et essentielle à la vie que se nourrir. Une impression qui débordera de tout cadre par la suite, obligeant à faire preuve d’un peu de retenue concernant Tormented. Même si on se demande bien pourquoi à chaque fois que le final grandiose de doom insane « Madhouse at the End of the World » infiltre nos oreilles !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Abscess
Death / Doom / Punk
2000 - Listenable Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  8.5/10
Webzines : (3)  7.67/10

plus d'infos sur
Abscess
Abscess
Death Metal / Punk - 1994 † 2010 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Rusted Blood  (02:31)
02.   Filth Chamber  (01:12)
03.   Tormented  (02:44)
04.   Madness and Parasites  (01:48)
05.   Deathscape in Flames  (02:32)
06.   Street Trash  (01:05)
07.   Halo of Disease  (01:43)
08.   Scratching at the Coffin  (02:48)
09.   Ratbag  (01:34)
10.   Death Runs Red  (03:42)
11.   Wormwind  (04:14)
12.   From Bleeding Skies  (01:14)
13.   Madhouse at the End of the World  (06:43)

Durée : 33:50

line up
voir aussi
Abscess
Abscess
Horrorhammer

2007 - Tyrant Syndicate
  
Abscess
Abscess
Through The Cracks Of Death

2002 - Peaceville Records
  

Essayez aussi
Siege Of Power
Siege Of Power
Warning Blast

2018 - Metal Blade Records
  

Despise You / Agoraphobic Nosebleed
And On And On ... (Split-CD)
Lire la chronique
Converge
Hum Of Hurt
Lire la chronique
Pendrak
S/T
Lire la chronique
Prisonnier Du Temps
Prendre Le Pouvoir Par La F...
Lire la chronique
Portrayal Of Guilt
…Beginning Of The End
Lire la chronique
Fake Dust
Decrepitizing Din Of The Ce...
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Funebrarum
Beckoning The Void Of Etern...
Lire la chronique
Funebrarum
Exhumation Of The Ancient (EP)
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Abscess
Through The Cracks Of Death
Lire la chronique
Corpus Offal / Undergang
Corpus Offal / Undergang (S...
Lire la chronique
Brozerz
PFFFFFF (Démo)
Lire la chronique
Terror
Still Suffer
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Putrisect / Funebrarum / Interment
Pestilential Winds (Split 7")
Lire la chronique
Laurèntian Echoes
Midsummer Blaze + Panoptic...
Lire le live report
Pulling Teeth
Vicious Skin
Lire la chronique
Impermanent
Forging Eternity (EP)
Lire la chronique
Nostromo
Argue
Lire la chronique
Pilori
Sans adieu
Lire la chronique
Ape Unit
Sticks
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Bitter Branches
Let's Give The Land Back To...
Lire la chronique
Speed
All My Angels (EP)
Lire la chronique
Mizery
Mizery (EP)
Lire la chronique
Intercourse
How I Fell In Love With The...
Lire la chronique